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Morts pour la France… N’oublions jamais !

  • Photo du rédacteur: Pascal Durieux
    Pascal Durieux
  • 11 nov. 2019
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 nov. 2019


Coquelicots grande guerre première guerre mondiale symbole 11 novembre
Les coquelicots et les bleuets, fleurs symboles de la grande guerre.

Les poilus ont vécu l’enfer… les obus, la faim, le froid des plaines du Nord et de Belgique, le gaz moutarde, les rats, la peur, l’ennui… mais de cette période que tous les historiens qualifient d’inhumaine, beaucoup d’anonymes ont écrit sur la camaraderie, la solidarité des soldats entre eux. Des récits, bruts et sans concession, sur la vie des tranchées quand les canonnades se taisaient. Aujourd’hui, c’est un jour de mémoire pour ceux tombés pour la France…


Le 31 juillet 1914, Raymond Deliot, ser­veur du café du Croissant à Paris crie : « ils ont tué Jaurès ». Trois jours plus tard, l’Allemagne déclare les hostilités. Cette guerre va durer quatre ans, tuer 900 soldats français par jour et 1300 côté allemand. « La der des der » fomentée par quelques grands de ce monde, aidés par des marchands d’armes et d’acier était faite pour tuer la guerre, pour imposer la paix. Au final, 1 million et demi de morts pour la France, 93 000 mutilés, près de 10 000 « gueules cassées » et beaucoup de traumatismes psychologiques ont hanté ceux qui en sont revenus.


1 million et demi de morts, 93 000 mutilés

Parmi-eux, plus de 450 écrivains trouvèrent la mort : Alain-Fournier, Charles Péguy, Louis Pergaud, Jacques Rivière, certains sont rentrés blessés physiquement ou moralement comme Henri Barbusse, Blaise Cendrars, Pierre Loti, Maurice Genevoix et Guillaume Apollinaire qui aimait à dire « J’ai tant aimé les Arts que je suis artilleur » et dont la photo la tête bandée est entrée dans la postérité… Beaucoup de ces survivants vont prendre la plume comme ils ont pris les armes.


Charles Peguy, mort pendant la grande guerre

Plaidoyers pour la paix

C’est le seul conflit qui ait nourri une telle littérature. Un champ littéraire qui va ensevelir tous les styles du passé sous les décombres d’une guerre impitoyable. Célèbres ou anonymes, ces soldats en sursis ont eu une frénésie d’écriture… par nécessité, pour survivre mentalement, pour exorciser leurs peurs, mais aussi pour dénoncer et révéler les atrocités qu’ils ont vécues. À l’aube de la communication, tous les supports possibles furent utilisés pour témoigner : des dessins sur des petits car­nets pour tuer le temps entre les assauts, des feuillets pour abreuver la presse à l’arrière, mais aussi des cahiers entiers pour transmettre l’horreur, des gravures sur les douilles d’obus pour exorciser ces vecteurs de mort… Véritables plaidoyers pour la paix, ces écrivains-soldats ont choisi d’écrire leurs mémoires pour transmettre à la famille et plus largement aux futures générations. Beaucoup de ces témoignages furent récoltés et compilés dans un livre de Jean Norton Cru, Témoin, publié en 1928.


Écrire les mémoires d’un Aïeul

Aujourd’hui, des petits voire arrières petits-enfants souhaitent publier la biographie d’un ancêtre ayant participé à la Grande Guerre. L’idée est de retracer le parcours de ce « héros familial ». Sachez que beaucoup de bleuets tenaient un journal, s’il est resté dans la famille tant mieux. Sinon, récoltez le plus d’archives possibles : des photos, sa fiche matricule, les Journaux des Marches et Opérations (JMO)… Ce travail de fourmi risque de vous prendre beaucoup, beaucoup de temps… Une fois ce travail d’archiviste effectué : racontez son histoire pour vous, pour lui, pour ne pas oublier…


Un monument en hommage aux 549 soldats mort pour la France

Tous ces ouvrages décrivant l’horreur quotidienne n’ont eu qu’un seul but, nous faire prendre conscience de l’atrocité de cette guerre. Pourtant, quelques années plus tard, la bête était de retour ! Il aura fallu 5 ans pour couper la tête de l’hydre… « Plus jamais cela… » Et pourtant, les guerres françaises se sont succédées tout au long du 20e siècle. Indochine, Algérie… Aujourd’hui, pour préserver la paix ou éradiquer le terrorisme, nous envoyons des hommes perdre la vie comme le brigadier-chef Ronan Pointeau, tué le 2 novembre dernier au Mali. En hommage à tous ces combattants morts pour la France, E. Macron a inauguré un monument rappelant le rôle de la France. Depuis 1963, le pays a perdu 549 personnes sur 17 théâtres d’opérations : 141 au Liban, 129 au Tchad, 85 en Afghanistan et 78 en ex-Yougoslavie et 23 au Mali… Alors, une fois par an souvenons-nous des ces héros morts pour la France !





 
 
 

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