Olivier Avez, Photographe humaniste…
- Pascal Durieux
- 31 déc. 2019
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 30 déc. 2020

Avec sa série de portraits intitulée « à 20 cm de l’âme », Olivier Avez, spécialiste de streetphotography, habille les cimaises des salles d’exposition régionales et nationales depuis quelques années. Exposés « à la Musette » à Guesnain près de Douai, ses instantanés de sans-abri sont à découvrir jusqu’en janvier 2020. Pour l’année prochaine, cet amoureux des Hauts-de-France orientera son travail vers le portrait de rue mais surtout « en studio ». L’idée : capter les visages de la région, qu’ils soient anonymes ou pas. Les événements majeurs comme le Carnaval de Dunkerque ou le Béthune-Rétro sont des sources d’inspiration.
Premier prix du festival de streetphotography à Saint Raphael, exposé au festival de photoreportage BarrObjectif en Charente, exposition Solid'art à Lille… Bientôt les 111 artistes dans la capitale des Flandres… Olivier Avez expose de plus en plus. On le connait pour ses portraits resserrés de sans-abri mais il aime aussi photographier les bords de plages désertés de Bray-Dunes, les personnes perdues dans une image vide, un château de sable à Cabourg… Chaque cliché amène toujours une réflexion. La ville de Jean Bart qu’il a arpentée à l’occasion du carnaval de Dunkerque vaut le détour. Exposée dernièrement à Bourisp dans les Hautes Pyrénées, ces photos de carnaval sont encore une facette du personnage. Pour cette série intitulée « Matante , Mononcle », il a parcouru les rues de la ville à la recherche de portraits hauts en couleur. Et on n’est pas déçu du résultat : toute la ferveur de cet événement est là ! A travers les bandes, il a su capter la joie de vivre des personnes habiller dans leurs « clet’che » (costumes).
« J’aime travailler les scènes de rue en noir et blanc »
Un peu réservé, Olivier Avez préfère fixer l’émotion sur sa carte mémoire que de parler de lui. « J’aime surprendre, créer l’émotion. Un cliché doit toucher la personne qui le regarde. Chaque photo est singulière, c’est une histoire, l’histoire d’une personne, d’un lieu ou d’une situation. J’aime travailler les scènes de rue en noir et blanc. Il permet de transmettre l’émotion. C’est intemporel, on définit rarement le temps sur ce genre de cliché. Et puis les contrastes sont renforcés. La série de portraits à 20 cm de l’âme met à l’honneur des sans-abri de la région. Elle continue d’être exposée. Le titre c’est un sans-abri qui me l’a soufflé. Comme j’étais tellement près de son visage, il m’a dit un jour, tu veux photographier mon âme! J’ai pris ce titre… »
Le portrait, c’est une rencontre !

Pour ses prochains travaux, Olivier s’orientera vers le portrait. « Je travaille les portraits de rue et de studio. Après la série pour une entreprise de presse, j’ai voulu continuer. Damien Laforce, le chef cuisinier plein de talent révélé par l’émission Top Chef (couverture de Tendances&Co de décembre) m’a fait confiance également. Le portrait, c’est avant tout établir une relation. De cette rencontre naît une alchimie magique qui te servira à capter le moment où le modèle te donnera le meilleur.
Si vous souhaitez en savoir plus sur cet artiste : www.olivieravez.com
Contact: oavez@free.fr
En ce moment : exposition "A 20 cm de l'âme" à La Musette à Guesnain (près de Douai). Expo à venir : Les 111 artistes - à Lille mars 2020





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